Témoignages

15.04.2020 (période de semi-confinement, les cours sont donnés à distance, par enregistrement vidéo).

L’autre jour, j’ai pu participer au premier temps de pratique/méditation chez moi, par vidéo interposée et en simultané comme tu le proposais. Les circonstances ont permis que le silence se fasse dans l’appartement juste le temps de ce moment de pratique. J’ai apprécié le clin d’œil !
Belle expérience. Je n’y croyais pas trop avant de commencer mais, même chez moi, sans la présence du groupe, quelque chose a pu se passer. Il m’a été possible d’entrer dans la gestuelle et la symbolique des lettres, et aussi l’intention proposée, pour rejoindre et me laisser transformer par ces trois dimensions.
Il m’a fallu un effort de volonté pour considérer que même dans ce lieu lié à mon quotidien les conditions pour une pratique de la Téhima étaient bel et bien réunies, indépendamment du décor et du vécu habituel.
Dit autrement, que même dans ce lieu encombré je pouvais vivre une telle expérience et sans des supports externes, comme la belle salle de pratique, sobre, ample et lumineuse à souhait que tu nous offres au Centre Téhima.
Une fois entrée dans la lenteur proposée, soutenue par une musique très porteuse, la petite pièce et les objets « terre à terre » qui la remplissent n’ont pas été l’empêchement imaginé à ce dialogue entre corps, esprit et âme.
J’ai fait là un constat important pour m’encourager à une pratique autonome, entre les cours et même après le confinement COVID-19 … Et dire qu’il aura fallu cette contrainte liée à un microbe pour faire le pas …
Envolée la croyance qui m’avait retenue de pratiquer à la maison (faute de place, de calme, d’une certaine esthétique, de la présence d’un groupe) et la crainte de « faire n’importe quoi » en effaçant voire, pire, en contaminant les « bonnes expériences ». Je décris tout cela pour le rappeler à mon mental parfois récalcitrant !
L’effort en vaut la peine et le bénéfice de cette pratique n’est pas dépendant de facteurs extérieurs mais plutôt de ma disponibilité à vivre autre chose, à me déployer dans un contexte perçu normalement comme étriqué et contraignant.
J’avais eu l’occasion d’expérimenter la portée de la Téhima dans le cadre protégé des cours et stages.
Maintenant je sais que les repères intérieurs sont posés. Il me reste encore beaucoup à apprendre et à affiner, et ma mémoire corporelle est ce qu’elle est, mais je crois que cette fois j’ai quitté l’habit de « l’éternelle débutante » !
Ça a l’air grandiloquent et sérieux dit comme ça, mais ne pas l’exprimer reviendrait à minimiser cette nouvelle expérience de la profondeur transformante de la Téhima, de ce magnifique chemin vers plus de présence, d’unité, d’authenticité, de liberté, dans la cohérence corps-esprit, dans la légèreté et la joie. Rien que ça !
Depuis cette première pratique domestique, je réserve un moment dans ma journée pour me retrouver par la mise en mouvement de la descente des 5 souffles.
Encore merci de ta créativité et disponibilité à partager l’art de la Téhima.
Et vivement les pratiques ensemble, en présentiel !
Paix et bien
Angela

 


 

 

 


 

 


 

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